Jennifer Lawrence est décidément à l'affiche ces derniers temps. Métamorphosée récemment dans Serena, la voilà de retour dans Hunger Games, arc à la main et rage au cœur.
Ça devait arriver : le méchant Capitole a encore fait des siennes. Il assoit chaque jour un peu plus son emprise sur les territoires occupés, les districts, en asservissant les gens au nom du progrès. Le Capitole est l'emblème de l'ordre, de la civilisation technologique, du bien commun… Il fallait réagir.
En face, donc, une résistance tout aussi caricaturale. Tout le monde s'entend bien, la présidente est (pour le moment en tout cas) irréprochable. Incarnée par une Julianne Moore très en forme, elle déteste les privilèges, accomplit des actes de courage, incarne une autorité intelligente, ferme et délicate.
Dans le même ordre d'idée, Katniss ne se la raconte pas. Elle mange au milieu de tous, pleure en voyant les blessés, se fait rabrouer quand elle pose des conditions… Tout a été étudié pour en faire une héroïne indispensable mais humble et humaine.
La guerre que livre la résistance au Capitole est excellemment bien rendue. Il ne s'agit pas simplement d'une lutte physique, mais d'une guerre de communication qui engage les réputations, les images, les manipulations diverses et variées.
En réalité, cet élément du film vient rééquilibrer les caricatures évoquées plus haut. Il serait extrêmement difficile pour un film de préserver les repères du spectateur si les deux camps n'étaient pas aussi tranchés. La série 24 heures chrono excelle dans cet exercice de haute voltige mais ici, en désignant un très gentil et un très méchant, le film s'assure que le spectateur ne sera pas dupe de la propagande.
Par rapport aux autres opus, ce film se hisse donc davantage au niveau du politique (ce qui était déjà en puissance dans les précédents) et quitte ce qui avait fait son succès : le survival, genre cinématographique bien connu. Rester dans la veine aurait pourtant été une possibilité (on aurait pu imaginer Katniss en mission commando pour la résistance, obligée de se sortir des griffes du Capitole), mais soyons honnête, cela aurait probablement fini par lasser et, d'ailleurs, cela aurait quitté la ligne du roman original de Suzanne Collins, qui doit s'être acheté une belle maison depuis que son bouquin a été adapté au cinéma (non je suis pas jaloux, je dis juste que j'aimerais être riche !).
Comme dans les très mauvais films pour adolescentes, la jeune héroïne est partagée entre deux jeunes hommes qui l'aiment, qui sont beaux, et tout ça et tout ça…
Seulement ici, la chose est relativement discrète. Ouf !
Quoique très différent des deux premiers, ce film est donc un divertissement réussi qui parvient à quitter son genre original pour s'aventurer dans des aventures plus politiques et donc qui soulève davantage de questions sociales.
Jennifer Lawrence est décidément à l'affiche ces derniers temps. Métamorphosée récemment dans Serena, la voilà de retour dans Hunger Games, arc à la main et rage au cœur.
Ça devait arriver : le méchant Capitole a encore fait des siennes. Il assoit chaque jour un peu plus son emprise sur les territoires occupés, les districts, en asservissant les gens au nom du progrès. Le Capitole est l'emblème de l'ordre, de la civilisation technologique, du bien commun… Il fallait réagir.
En face, donc, une résistance tout aussi caricaturale. Tout le monde s'entend bien, la présidente est (pour le moment en tout cas) irréprochable. Incarnée par une Julianne Moore très en forme, elle déteste les privilèges, accomplit des actes de courage, incarne une autorité intelligente, ferme et délicate.
Dans le même ordre d'idée, Katniss ne se la raconte pas. Elle mange au milieu de tous, pleure en voyant les blessés, se fait rabrouer quand elle pose des conditions… Tout a été étudié pour en faire une héroïne indispensable mais humble et humaine.
La guerre que livre la résistance au Capitole est excellemment bien rendue. Il ne s'agit pas simplement d'une lutte physique, mais d'une guerre de communication qui engage les réputations, les images, les manipulations diverses et variées.
En réalité, cet élément du film vient rééquilibrer les caricatures évoquées plus haut. Il serait extrêmement difficile pour un film de préserver les repères du spectateur si les deux camps n'étaient pas aussi tranchés. La série 24 heures chrono excelle dans cet exercice de haute voltige mais ici, en désignant un très gentil et un très méchant, le film s'assure que le spectateur ne sera pas dupe de la propagande.
Par rapport aux autres opus, ce film se hisse donc davantage au niveau du politique (ce qui était déjà en puissance dans les précédents) et quitte ce qui avait fait son succès : le survival, genre cinématographique bien connu. Rester dans la veine aurait pourtant été une possibilité (on aurait pu imaginer Katniss en mission commando pour la résistance, obligée de se sortir des griffes du Capitole), mais soyons honnête, cela aurait probablement fini par lasser et, d'ailleurs, cela aurait quitté la ligne du roman original de Suzanne Collins, qui doit s'être acheté une belle maison depuis que son bouquin a été adapté au cinéma (non je suis pas jaloux, je dis juste que j'aimerais être riche !).
Comme dans les très mauvais films pour adolescentes, la jeune héroïne est partagée entre deux jeunes hommes qui l'aiment, qui sont beaux, et tout ça et tout ça…
Seulement ici, la chose est relativement discrète. Ouf !
Quoique très différent des deux premiers, ce film est donc un divertissement réussi qui parvient à quitter son genre original pour s'aventurer dans des aventures plus politiques et donc qui soulève davantage de questions sociales.